30/01/2005

NOTE PLUS ANCIENNE
www.lamusiquenapasdeprix.com Ce soir la conférence organisée par l'Institut International du Multimédia du Pôle Universitaire Léonard de Vinci était très bien. Ce n’était pas un débat avec le traditionnel « pour et contre » mais une réflexion autour de la notion de « piraterie ». Florent Latrive a été excellent comme à son habitude… Serge Soudoplatoff a développé des idées pleines de sens… Il a notamment précisé qu’internet est né de la rencontre de trois industries avec chacune un modèle économique : l’informatique (licence), les médias (tiers) et les telecoms (à l’acte). Que chacune d’entre elle a sa propre culture et qu’aucun mélange n’a jamais été possible entre les trois (cf. AOL-Time Warner, ou Vivendi). Et qu’on assiste encore une fois à leurs affrontements pour le marché de la musique en ligne… on peut méditer autour de la question de la culture des industries ! En revanche, la vraie découverte de ce soir c’est autre chose… Vous souvenez-vous de ça? « la musique gratuite a un prix » Et bien maintenant il y a ça: « la musique n’a pas de prix » Après des mois de débats sur le pour et le contre du gratuit, les enjeux des DRM, le lancement des Creative Commons, après des pages et des pages de rapports émis par les uns et les autres, voici l’action ! Une jeune association vient de créer une initiative unique en France www.lamusiquenapasdeprix.com. Ce site propose le téléchargement légal et intégral des œuvres des artistes du label associatif. Ces derniers mettront en vente leur album autoproduit ou proposeront aux internaute, qui apprécient leur travail, de les soutenir financièrement. L'intégralité des sommes versées sera perçue par l'artiste. Le but est clairement de faire passer l’amateur de musique du rôle de consommateur à celui de mécène. Ce model s’inspire directement de Magnatune...
NOTE PLUS RECENTE
Comment rentabiliser a posteriori les MP3 ? Article par Alban Martin - alban.martin@wanadoo.fr Tout part du constat que la rareté d'un morceau n'est plus un élément lui permettant de se monnayer: les Majors essaient de réintroduire de la rareté dans leur production au travers notamment des DRM et du blocage du Peer 2 Peer pour justifier d'un prix non gratuit. Cette méthode aura le succès qu'elle aura, l'avenir le dira… En tout cas, on peut également envisager d'autres méthodes pour valoriser la création musicale. On peut intégrer le fait qu'aujourd'hui, des millions de personnes possèdent plusieurs Gigas de MP3 sur leurs disques durs, et qu'il faut donc rentabiliser a posteriori ce catalogue déjà amorti en partie par les ventes de CD. Apple réfléchit actuellement sur une fonctionnalité de iTunes que l'on pourrait appeler "make it legit": cette fonctionnalité comparerait le catalogue iTunes avec les morceaux de la librairie de l'internaute, de manière confidentielle, et permettrait de remplacer un à un les morceaux piratés par les originaux. Le prix de substitution pourrait être un prix discount, ou incluant par exemple l'envoi d'une photo dédicacée de l'artiste, ou une remise sur une place de concert. Ou alors, on peut imaginer l'installation d'un logiciel sur l'ordinateur, qui recenserait de manière anonyme les MP3 présents sur le disque, et proposerait l'accès premium à du contenu exclusif (concerts inédits, chat avec l'artiste etc…) en fonction du nombre de morceaux stockés. En effet, plus on possède des morceaux d'un artiste, plus on est fan. Donc ce programme permettrait de recenser les fans, de les cibler et de les co-opter. Il n'y a pas meilleur agent "commercial" que le fan ! donc autant les choyer car ils font découvrir les artistes aux autres et parlent en leur nom. Vous imaginez recevoir un mail de sting@sting.com par exemple expliquant "Vous possédez la plupart de mes...

Sylvie Krstulovic

Une femme passionnée par les stratégies marketing dans le secteur des contenus numériques. Suivez-moi sur https://twitter.com/krustul

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