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03/12/2007

RCRD LBL: des mp3 gratuits, légaux, en CC et financés par la pub

Après Engadget et Gizmodo, Peter Rojas a lancé le 15 novembre un nouveau site de téléchargement de musique légale en MP3, gratuite et en licence CC : RCRD LBL (se prononce Record Label).

Rcrdlbllogo
Peter Rojas a fait une joint venture avec Downtown Records (Gnarles Barkley, Justice) pour proposer un site de musique numérique gratuite (téléchargement + stream + podcast). Lecteur, tu peux essayer le widget/player ci-dessous.

Les labels présents ont chacun un blog (Warp, Dim Mak, Modular..) et proposent des artistes pas tout à fait inconnus (Mos Def, Bloc Party, The Stills..). Les morceaux sont sous licence CC et le modèle est entièrement financé par la publicité (une partie est donc reversée aux artistes).

Rcrdlbl

Peter Rojas n'est pas un débutant et pourtant je dois dire que l'érgonomie du site est très étrange et qu'on s'y perd... c'est même plutôt moche! De plus, je n'ai pas trouvé les fonctions communautaires?

Un modèle à suivre pour contiuer de valider (ou non) le téléchargement de musique gratuite et légale, financée par la publicité!

Ecoutez Peter Rojas ci-dessous

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Voici les sites qui parlent de RCRD LBL: des mp3 gratuits, légaux, en CC et financés par la pub :

Commentaires

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En tout cas le widget, lui, est superbe ! On dirait un peu un iTouch, mais enfin c'est super élégant. Quant au principe de télécharger gratuitement un titre pour mieux découvrir un album, oui !

Vous semblez prendre pour un fait acquis que les artistes seront ravis que la pub les rémunère...

C'est une vision extrêmement idéologique, non?

J'en connais au moins un, Neil Young, qui s'est fait une religion sur le sujet.

C'est d'ailleurs par une chanson qu'il a répondu aux offres de "soutien" de Budweiser pour une tournée.

Ain't singin' for pepsi
Ain't singin' for coke
I don't sing for nobody
Makes me look like a joke
This note's for you.

On ne peut pas être plus clair.

80 années d'histoire de la "production discographique" sont jalonnées de rapports difficiles entre les artistes et les forces du marché.

Mais votre solution pour un avenir radieux consiste donc à recommander aux artistes ... de s'en remettre totalement aux forces du marché.

Donc, d'ajouter une contrainte (voire une entrave) supplémentaire à l'expression.

Car il ne faut pas prendre les communicants pour des boeufs.

Si je me glisse dans la peau d'un chef de produit, et qu'on me pose la question "ton budget, coco, tu le mets sur la compil "Gwen Stephani chante Noel" ou sur les inédits des Dead Kennedys?", je n'hésite pas une seconde : tout sur le consensuel, rien sur ce qui pourrait "déranger" ma cible.
Même si pour aller au bureau le matin, sur l'Ipod, je n'écoute du punk hardcore!

Le modèle agonisant "artistes - producteurs - public" n'était sûrement pas le paradis, les rapports de force parfaitement inégalitaires, et les abus (royalties dérisoires, contrats léonins, ...) innombrables.

Mais bon an, mal an, ce trio a réussi à créer une diversité vraiment appréciable...

Les rapports entre ces trois acteurs sont certes à ré-inventer.

Et quelques solides "mea culpa" du maillon central, les producteurs, seraient les bienvenus...

Mais vouloir faire entrer dans ce schéma la publicité dont les objectifs n'ont rien à voir avec l'expression artistique et la diffusion est suicidaire.

Il y a une loi d'airain : "c'est la plus grosse tirelire qui décide".

C'est d'ailleurs parce les producteurs ont souvent abusé de leur position dominante que public et artistes se sentent frustrés/floués.

Mais laisser les vendeurs de quoi que ce soit, sauf de la musique, entrer dans la danse revient à leur confier les clés de la maison, et à faire son deuil de la diversité musicale, car structurellement, organiquement même, ils privilègieront toujours le "consuel", le "déjà connu", le "bien établi"...

Je crois que l'unique piste est la définition et l'acceptation par les trois acteurs historiques d'un "commerce équitable" pour la musique.

Ce sera difficile, et effectivement l'industrie en sera profondément transformée.

Cependant, croire que le couple pub/technologie va garantir à la fois la diversité et la juste rémunération des artistes est un leurre, pire, l'autoroute vers une culture morte.

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