30/10/2004

NOTE PLUS ANCIENNE
Trust Media : une solution innovante En octobre 2003, Michel Gensollen de l’ENST Paris, EGSH (Département Economie, Gestion, Sciences Sociales & Humaines) publie un document intitulé : « Biens informationnels et communautés médiatées ». On y apprend que La mise en valeur des biens informationnels peut se faire selon plusieurs modèles : 1. tout d'abord, en refusant la numérisation et en maintenant une relation indissociable entre l'information et son support physique : on reste, alors, dans une économique d'objets physiques ou de fichiers verrouillés de façon à ne pouvoir être dupliqués ; toutefois, refuser la duplication, c'est refuser aussi les gains de productivité que permet la numérisation ; c'est, aussi, opposer les producteurs-éditeurs aux consommateurs et, dans une certaine mesure, aux auteurs ; c'est, enfin, placer l'acte de consommation de biens culturels dans un environnement de soupçon, de poursuites et de pénalisation peu compatible avec l'hédonisme et la créativité qui lui sont liés ; 2. en déplaçant la valeur des biens culturels vers des produits dérivés ; un film peut déjà aujourd'hui tirer une part importante de ses recettes (i) de la vente d'images, analogues à des marques (par exemple, Mickey) et (ii) de la déclinaison de ses personnages ou de son scénario sur d'autres supports, comme des jeux vidéo ; une telle stratégie exige, dans bien des cas, que les règles du copyright soient étendues ; 3. en réduisant directement le caractère collectif des biens informationnels : lorsqu'un bien ne présente une forte utilité que pour un petit nombre de consommateurs, sa duplication est moins à redouter par l'éditeur ; un bien informationnel adapté, "customisé", n'a pas besoin des mêmes protections qu'un bien préparé pour un marché de masse ; toutefois, dans le cas d'un bien précisément adapté, les coûts fixes devront s'amortir sur des clientèles peu nombreuses : ceci limite une telle solution à...
NOTE PLUS RECENTE
ContentGuard : la Commission Européenne émet des réserves La numérisation transforme la matière première de l’industrie musicale. La difficulté d’appréhender cette nouvelle réalité économique vient du fait que la numérisation ajoute une abstraction supplémentaire. Dans le monde du disque, les droits étaient assimilés au support ou à des distributeurs identifiés. Aujourd'hui, on tente d’identifier le contenu numérique comme étant la matière première de cette économie. Dans ce modèle, le contrôle du marché et de la distribution prend la forme d’un contrôle de la circulation des contenus. C’est d’ailleurs cette théorie qui a rapidement poussé les majors à adopter des outils capables de limiter la distribution et l’exploitation des contenus : les DRM. Que signifie DRM ? Les DRM ou Digital Rights Management peuvent se traduire en français par la gestion des droits numériques. Il s'agit en fait de la technologie de sécurisation du contenu et de gestion des droits d’accès d'un fichier numérique. Cela permet de diffuser du contenu par voie numérique tout en les protégeant au niveau des droits d'auteur, en empêchant ou limitant les copies possibles. Les DRM sont pour le moment essentiellement utilisés en matière audio mais dans l'avenir ils seront sûrement utilisés également en matière vidéo, des sites de vente de musique en ligne ayant déjà annoncé qu'ils comptaient mettre à disposition de leurs clients les clips vidéos des chansons qu'ils proposent. Comment fonctionnent les DRM ? Les DRM fonctionnent de manière relativement simple : le fichier qui doit être protégé est d'abord encodé afin de devenir un fichier crypté et compressé. L'internaute télécharge alors ce fichier sur les serveurs du site de téléchargement de musique puis va le lire dans un lecteur qui sera capable de déchiffrer le codage et s'assurer que les droits du fichier sont détenus. Il y a également parfois une vérification : lors de la première lecture du fichier,...

Sylvie Krstulovic

Une femme passionnée par les stratégies marketing dans le secteur des contenus numériques. Suivez-moi sur https://twitter.com/krustul

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